Écrivains public

Un bref aperçu de l'état d'avancement du projet Écrivains publics avec l'énoncé de pratiques à succès et de quelques anecdotes qui vous inspireront.

Publié le 7 juillet 2022


Le projet Écrivains publics qui a débuté ce printemps suit son cours. La plupart des organismes par​ticipant.e.s ont débuté leurs activités au début de l’été, et certains même au printemps!

Des rencontres virtuelles de groupe ont été organisées les 22 et 23 juin par la chargée de projet.

D’après plusieurs participantes, les accompagnements individuels représentent un défi, car le réflexe naturel de certaines personnes immigrantes est de demander aux employé·e·s des organismes de faire les démarches auprès des services publics à leur place. Toutefois, l’idée est d’essayer de les convaincre de fixer quelques rendez-vous avec eux afin de leur expliquer les étapes à suivre, de leur montrer où chercher les informations sur les sites Internet, quelles questions poser en français, et de les faire pratiquer. Certaines ont réussi d’elles-mêmes d’après ce qui nous a été rapporté, et ce fut une grande fierté pour elles, et aussi pour leur intervenante. Mais comme le rapportaient des participantes, soyons réalistes, certains nouveaux arrivants qui sont au Québec depuis quelques semaines (ou moins) et qui n’ont aucune connaissance du français ont souvent des besoins urgents à combler. Dans ces cas particuliers, il est difficile - voire quasi-impossible - d’espérer qu’ils puissent le faire en toute autonomie, alors il est normal de les accompagner davantage dans leurs démarches. On ne peut pas refuser de les aider, il faut être humain et s’entraider.


Une autre belle expérience qui a été partagée lors d’une rencontre concerne l’impact positif du projet Écrivains publics dans la communauté chinoise de Montréal. Selon l’organisme, le Service à la famille chinoise du Grand Montréal (SFCGM), des personnes âgées ont recommencé à fréquenter leur organisme après l’avoir délaissé. Elles avaient abandonné l’idée d’apprendre le français, entre autres car le rythme d’apprentissage dans les cours était trop rapide, ce qui les a démotivées. Cependant, les ateliers pratiques offrent un suivi en petits groupes, ce qui permet aux animateurs/trices de s’adapter au rythme d’apprentissage des participant·e·s. Ces ateliers les motivent davantage à apprendre le français dans un contexte concret et appliqué à leurs besoins. Ils réalisent qu’ils sont capables de faire d’eux-mêmes les démarches auprès des services publics. Avouons-le, le français est une langue complexe à maîtriser, même pour ceux et celles dont c’est la langue maternelle!


Une suggestion exprimée lors d’une des rencontres est de mettre à la disposition des participants du projet Écrivains publics une banque d’outils pédagogiques. L’objectif est de mettre en commun les outils créés par les organismes (sur une base volontaire) afin de s’inspirer mutuellement dans l’élaboration de matériels dont pourraient se servir les animateurs/trices des activités et des ateliers. Que ce soit des présentations Power point, des capsules techniques pour démontrer la procédure à suivre pour s’inscrire à la RAMQ ou même des quiz, etc…


D’autres rencontres de groupe sont prévues au début de l’automne. Ce sera intéressant d’en apprendre plus sur le déroulement des activités et d’échanger sur les expériences vécues.